23 mars 2012

Ricardo, reviens! Ils sont restés keynésiens,

 

ricardo.jpgRicardo, reviens! Ils sont restés keynésiens,

 

Jean-Marc Daniel, François Bourin Editeur,
200 pages, 2012.

 

Que nous apprend la crise actuelle ? Quelles sont les mutations nécessaires à un meilleur fonctionnement de la politique économique internationale ? Pour répondre à ces questions, Jean-Marc Daniel part d'un triple constat : 1) il n'y a pas de croissance économique sans progrès technique, 2) toute croissance est cyclique et le chômage fait partie intégrante de ce cycle, 3) les Etats-Unis, par leur politique monétaire, créent dette et inflation internationales.


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Il faut utiliser la fiscalité comme régulateur de l'économie et non comme outil de répartition des revenus. Il faut redéfinir les règles du jeu au niveau international, les outils traditionnels (dévaluation, contrôle des échanges) étant inopérants et la suprématie du dollar nuisant à tous les pays sauf aux Etats-Unis. Pour Jean-Marc Daniel, la crise actuelle est une fausse crise et la croissance ne dépend que d'une nouvelle régulation du système économique international. C'est aux politiques encore plus qu'aux économistes d'agir

La France ne souffre pas d’un problème de compétitivité, mais de productivité. Le coût du travail est passé de 100 en 1998 à 153 fin 2011 tandis que les prix à la production étaient montés à 120 et la productivité à 115.

La croissance faiblit de cycle en cycle. La solution «ricardienne» de l’auteur passe par la combinaison d’une baisse des dépenses publiques et d’un accroissement du PIB par une politique de l’offre. Il propose un allégement des dépenses de transferts sociaux, la réduction de la masse salariale dans la fonction publique (23% de l’emploi total) – surtout dans l’éducation où la France a créé une sorte de prolétariat cognitif et la mise sur le marché de jeunes aux qualifications imprécises.

La solution ne passe pas davantage par une hausse d’impôts, sachant que le taux de prélèvements obligatoires atteint déjà 44% du PIB et celui des dépenses publiques 56% du PIB.

Sur les recettes fiscales, il propose une réorientation de l’imposition des ménages vers les externalités afin d’accroître la fiscalité verte (à peine 2% du PIB), en remplaçant les impôts indirects par une taxe carbone. Et il l’accompagnerait d’une baisse de l’impôt sur les sociétés à 15%. Enfin, comme l’Etat français n’a pas vocation à se faire producteur, la dette devrait être apurée en vendant des actifs.

* Ricardo, reviens! Ils sont restés keynésiens, Jean-Marc Daniel, François Bourin Editeur,
200 pages, 2012.

 

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