04 novembre 2016
Fiducie ; L'ayant droit économique est le propriétaire ? (cass 18/10/16)
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VERS LA RECONNAISSANCE DU CONTRAT FIDUCIAIRE ETRANGER
Dans une décision du 18 octobre 2016, la chambre commerciale de la cour de cassation a juge que, dans le cadre d’un contrat fiduciaire, le bénéficiaire économique pouvait être assimilé à un propriétaire
Cette nouvelle position reconnait le contrat fiduciaire , en l'espece luxembourgeois, et ce contrairement à la position de ladministration qui , elle , soutenait le principe de la propriete apparrente
L’administration soutenait le principe de la propriété apparente
BOFIP : Conventions simulées et propriété apparente
Cour de cassation, civile, Chambre commerciale, 18 octobre 2016, 15-14.528, Inédit
Cet arrêt rendu dans le cadre de la taxe de 3% (cliquez ) peut avoir des conséquences pratiques considérables tant pour le contribuable, que pour les fiduciaires et aussi pour l’administration fiscale :il reconnait en effet la qualité de propriétaire à l’ayant droit économique
Le BOFIF du 5 mai 2014 sur la tase de 3%4
Transparence et le véritable bénéficiaire effectif
A Dans les textes sur le blanchiment 3
Au niveau international, 3
Les recommandations du GAFI 3
Au niveau européen, 3
Le droit national 4§ SUISSE 4 Luxembourg 4
B Dans le cadre des conventions fiscales internationales 4
La doctrine administrative française 4
Le modèle OCDE sur la définition du bénéficiaire effectif 4
le bénéficiaire effectif dans la directive épargne 4
Jurisprudence française 5
Revenus distribués : qui est le bénéficiaire effectif ??
Quelle est la position du juge administratif
Et en matière de plus value immobilière (compétence des juges administratifs)
CA A de Paris, 9ème Chambre, 15/09/2016, 13PA04619, Inédit au recueil Lebon
Une personne morale allemande « agissant fiduciairement pour le compte d’un fonds » reste imposable exonère du prélèvement de 33% sur la plus value immobilière réalisée en France dès lors qu' elle ne satisfait pas aux conditions prévues par le code civil auxquelles est subordonnée la réalisation d'une opération de fiducie et en l'absence, en tout état de cause, de dispositions dans la loi fiscale exonérant une personne morale, agissant en tant que fiduciaire, du prélèvement prévu par l'article 244 bis A du code général des impôts, pour les plus-values qu'elle réalise ;
Note EFI une autre défense type OCDE aurait pu etre utlisée + habilment ????
A nalyse de l'arret de cassation du 18 octobre 2016
la société civile immobilière Katzoo (la SCI Katzoo) était propriétaire d’un bien immobilier sis à Courchevel ; ET son capital était détenus par la société anonyme de droit luxembourgeois Kullu, dont les associés statutaires étaient la Compagnie financière de gestion du Luxembourg et M. X...;
l’administration fiscale a adressé à la société Kullu une mise en demeure de déposer, pour les années 2009 et 2010, les déclarations prévues par l’article 990 E du code général des impôts afin de pouvoir bénéficier de l’exonération de la taxe de 3 % sur la valeur vénale des biens immobiliers possédés en France ;
la société Kullu a déclaré avoir pour unique associé M. Y... ; l’administration, ayant refusé le bénéfice de l’exonération, a émis un avis de mise en recouvrement contre la SCI Katzoo et la société Kullu ; après rejet de sa réclamation contentieuse, la SCI Katzoo a saisi le tribunal de grande instance afin d’obtenir le dégrèvement de cette imposition ;
la cour d’appel de chambery lui a donné raison et l’administration s’est pourvue en cassation
21:03 Publié dans taxe de 3%, TRUST et Fiducie | Lien permanent | Commentaires (1) |
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HSBC : fichier volé et régularité d’une ESFP (CE 20/10/16)
Régularité d'un ESFP déclenché à la suite de la découverte du nom du contribuable sur le fichier HSBC dérobé
Par une intéressante décision en date du 20 octobre 2016, le Conseil d'Etat était confronté à un ESFP déclenché à la suite de la découverte du nom du contribuable sur le fameux fichier HSBC dérobé.
En substance, le Conseil d'Etat valide les contrôles effectués à la suite d'une telle circonstance de fait MAIS semble réserver la possibilité pour le contribuable, sans toutefois se prononcer sur une telle circonstance de fait, de ne pas fournir à l'administration les relevés bancaires d'avoirs non déclarés.
Conseil d'État, 8ème et 3ème chambres réunies, 20/10/2016, 390639
"Si M. I… fait valoir, peut-être à juste titre d’ailleurs, qu’il a été soumis à une forme de pression résultant de ce que l’administration savait qu’il figurait parmi les clients de la filiale suisse d’HSBC, cette circonstance n’est selon nous pas de nature à vicier l’ESFP, qui ne revêt aucun caractère contraignant, au cours duquel il était assisté par un conseil et s’est engagé, avant de se raviser, dans un processus transactionnel."
Analyse du conseil d etat
La seule circonstance que, avant de mettre en oeuvre à l'égard du contribuable les pouvoirs qu'elle tient du titre II du livre des procédures fiscales aux fins de procéder au contrôle de sa situation fiscale et de recueillir les éléments nécessaires pour, le cas échéant, établir des impositions supplémentaires, l'administration aurait disposé d'informations relatives à ce contribuable issues de documents obtenus de manière frauduleuse par un tiers est, par-elle-même, sans incidence sur la régularité de la procédure d'imposition.
Le revirement de JP sur la légalité des preuves
Des pièces jugées illégales ne peuvent pas servir de preuves.
mise à jour sur CE 15 AVRIL 2015
Dans le cas où l'administration se prévaut, pour établir l'imposition, de pièces ou documents obtenus par une autorité administrative ou judiciaire dans des conditions déclarées ultérieurement illégales par le juge,
Conseil d'État, 9ème / 10ème SSR, 15/04/2015, 373269, Publié au recueil Lebon
pour lire les conclusions de M. Frédéric Aladjidi,
Eu égard aux exigences découlant de l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, les dispositions des articles L. 81 et L. 82 C du livre des procédures fiscales ne permettent pas à l'administration de se prévaloir, pour établir l'imposition, de pièces ou documents obtenus par une autorité administrative ou judiciaire dans des conditions déclarées ultérieurement illégales par le juge.
Rapport de Christian ECKERT sur HSBC déposé le 10 juillet 2013
Perquisition fiscale fondée sur documents vendus au fisc (CEDH 06/10/16)
04:02 Publié dans La preuve en fiscalité, Protection du contribuable et rescrit | Tags : hsbc : fichier volé et régularité d’une esfp | Lien permanent | Commentaires (0) |
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