05 juillet 2009

Le cercle des economistes à Aix

d2ca82d6b34763c45899ff7d7cccf55f.jpgJe blogue les travaux du cercle des économistes sur la croissance, une condition nécessaire pour obtenir des recettes fiscales et sociales qui se sont tenus les 3 4 et 5 juillet à AIX

 

 

Et si la crise économique ne faisait que commencer ?,
par Frédéric Lemaître
 LE MONDE | 06.07.09  

 

Croissance, démographie, finance : des ruptures aux nouveaux équilibres 

 

 

DIX PROPOSITIONS POUR UN NOUVEL EQUILIBRE MONDIAL

 

 

 

 

Pourquoi le Cercle des économistes a-t-il choisi de consacrer les Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence 2009 aux nouveaux équilibres du monde ?

Parce que les questions économiques sont aujourd’hui sous les feux de l’actualité, qu’il ne faut pas rester sous la pression exclusive du futur proche et que l’on ne peut envisager la sortie de crise sans se projeter dans l’avenir.

Parce que les quatre grandes questions qui vont se poser à l’échelle planétaire et déterminer ces nouveaux équilibres sont :
 Les rééquilibrages de la production de biens et services et donc de l’activité économique,
 Le financement de l’économie mondiale,
 Les flux migratoires,
 Les transformations dans les modes de répartition de la valeur ajoutée et des revenus ainsi que les transferts intergénérationnels (retraite, santé) et entre grandes zones géographiques.

Parce que dans la croissance potentielle, il y a deux variables, les gains de productivité d’une part, qui sont liés à l’innovation, et l’évolution de la population active d’autre part. Ces deux variables sont largement déterminées par les investissements liés aux nouvelles formes d’activités (énergie renouvelable, santé, éducation). C’est la raison pour laquelle seules des expertises dans ces domaines permettront de penser le nouvel équilibre mondial.

Enfin, parce que les politiques publiques du monde entier devront désormais imaginer les moyens de faire face aux dépenses liées à une réorganisation profonde des marchés.

Finalement, la question qui lie économie, croissance, démographie et finance est celle-ci :

  • où va désormais naître la richesse,
  • comment va-t-elle se répartir,
  • qui sera en charge de ces nouveaux équilibres ?

POUR LIRE 2008


 2008 : un cycle de croissance s’achève. Pendant dix ans, la croissance mondiale a été très forte. Elle a sorti de la pauvreté des millions d’êtres humains. Mais, en 2008, ces gains sont remis en cause par la combinaison de trois crises : financière, énergétique et alimentaire. Ces crises créent partout des tensions sociales qui débouchent sur des troubles et des émeutes dans les pays les plus fragiles. Imputées à la mondialisation, elles portent aussi en germe la tentation du protectionnisme. Au-delà du retournement cyclique, il est clair que l’on touche aujourd’hui aux limites d’un modèle de développement.

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Qu’a-t-on appris en 2008 ?

·   La dette a été le moteur de la croissance selon les caractéristiques inhérentes au capitalisme anglo-saxon : exigence excessive de rentabilité du capital, effet de levier, désintermédiation, court-termisme. Il en est résulté de profonds déséquilibres financiers internationaux dont nous payons aujourd’hui le coût.

·   Les règles et institutions régissant les marchés mondiaux ont revêtu un caractère de plus en plus déstabilisant et procyclique. On peut évoquer particulièrement la combinaison de la réglementation prudentielle et des normes comptables et spécialement de la règle de valorisation à la valeur du marché, les modes de rémunération des dirigeants fortement incitatifs au risque.

·   Les inégalités entre individus se creusent, même si ce dernier phénomène est en partie masqué par l’accroissement du pouvoir d’achat d’une nouvelle classe moyenne dans les pays émergents, surtout en Chine et en Inde.

·   L’aveuglement devant le caractère inéluctable de la hausse des prix des matières première a retardé le changement nécessaire d’organisation énergétique.

·   Le débat sur les fonds souverains a montré que la question du contrôle du capital des grandes entreprises et des échanges avec des économies encore étatisées n’a pas trouvé à ce jour de réponse satisfaisante.

 

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