24 février 2019

Cour des comptes ; sur la fraude fiscale internationale et le verrou de Bercy

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Les services de l’État et la lutte contre la fraude fiscale internationale 

un peu d histoire  

LA COUR DES COMPTES A ETE  LE DECLENCHEUR
DE L’ASSOUPLISSEMENT DU VERROU DE BERCY 

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Beaucoup d’informations ont été dites sur l’assouplissement du verrou de bercy c'est-à-dire sur l’exclusivité  des poursuites contre la fraude fiscale strictement réservé au ministres des finances 

En matière de poursuites pénales pour fraude fiscale, anterieurement  à la loi du 23 octobre 2018 ;le Ministère public ne pouvait mettre en mouvement l'action publique que sur plainte préalable de du ministre des finances, déposée sur avis conforme de la commission des infractions fiscales, organisme administratif indépendant, non juridictionnel, institué par la loi n° 77-1453 du 29 décembre 1977  accordant des garanties de procédure aux contribuables en matière fiscale et douanière.  

En matière de poursuites pénales pour fraude fiscale, avant la loi du 23 octobre 2018 le Ministère public ne pouvait mettre en mouvement l'action publique que sur plainte préalable de du ministre des finances, déposée sur avis conforme de la commission des infractions fiscales, organisme administratif indépendant, non juridictionnel, institué par la loi n° 77-1453 du 29 décembre 1977  accordant des garanties de procédure aux contribuables en matière fiscale et douanière.  

 

Article L228 du LPF d 'origine 

Modifié par Loi n°77-1453 du 29 décembre 1977 - art. 1 (V) JORF 30 décembre 1977

Dite loi accordant des garanties de procédure aux contribuables en matière fiscale et douaniere

r Sous peine d'irrecevabilité, les plaintes tendant à l'application de sanctions pénales en matière d'impôts directs, de taxe sur la valeur ajoutée et autres taxes sur le chiffre d'affaires, de droits d'enregistrement, de taxe de publicité foncière et de droits de timbre sont déposées par l'administration sur avis conforme de la commission des infractions fiscales.

La commission examine les affaires qui lui sont soumises par le ministre chargé des finances. Le contribuable est avisé de la saisine de la commission qui l'invite à lui communiquer, dans un délai de trente jours, les informations qu'il jugerait nécessaires.

Le ministre est lié par les avis de la commission. 

Le barreau de PARIS, consulté, avait donne son total accord à cette procédure qui avait été instituée pour éviter la création des dénonciations à la mode de vichy des fraudes fiscales notamment celles dites de quartier

Cette loi était une loi de protection de la paix fiscale

Ce n’est  qu en août 2013 que la cour des comptes a, à bon escient, demandé d’assouplir le verrou de Bercy  pour la fraude fiscale organisée  dans le cadre d’un référé de son Premier président sur les services de l’État et la lutte contre la fraude fiscale internationale. rendu public, le jeudi 10 octobre 2013,

 

Les services de l’État  et la lutte contre la fraude fiscale internationale 

Communiques-                                le référé 

L’analyse de Elsa Conesa des échos  

La partie Référé  sur le verrou de bercy 

 

PERMETTRE UNE IMPLICATION PLUS EFFICACE DU JUGE
DANS LA LUTTE CONTRE LA FRAUDE FISCALE
 

Note de  p michaud  c’est de ce référé qu’est née l expression des poursuites contre le maçon turc 
"Par ailleurs, la Cour a déjà eu l’occasion de souligner que la politique de répression pénale des services fiscaux était « ciblée sur les fraudes faciles à sanctionner » et non sur les plus répréhensibles. Près du tiers des plaintes visait en 2008 des entrepreneurs du bâtiment et plus particulièrement « ceux originaires d’un même pays méditerranéen » parce qu’ils mettent en œuvre des schémas de fraude simples et, de fait, se défendent peu. En revanche, les dépôts de plainte par la DVNI ou la DNVSF, qui vérifient les grandes entreprises ou des particuliers « à fort enjeu » sont extrêmement rares.. Malgré la volonté de la DGFIP de diversifier ses plaintes, ces constats restent largement valables".

"La fraude fiscale est le seul délit que les parquets ne peuvent poursuivre de façon autonome. Cette situation est aujourd’hui préjudiciable à l’efficacité contre la fraude fiscale. Il apparaît désormais nécessaire d’ouvrir aux parquets le droit de poursuivre certaines fraudes complexes et de ne plus limiter leur action aux seuls faits de blanchiment de fraude fiscale. Cette ouverture circonscrite serait de nature à améliorer significativement l’efficacité de l’action de l’Etat au prix de risques limités."

La partie Référé  sur le verrou de bercy 

En dépit de la création de la brigade nationale de répression de la délinquance fiscale,
les plaints pour fraude fiscale demeurent peu nombreuses, mal ciblées et tardives. 1

Ouvrir aux parquets les poursuites pour certaines fraudes fiscales améliorerait
l’efficacité de la lutte contre la fraude fiscale internationale. 2

Un nombre plus important de dossiers. 2

Une intervention plus rapide. 3

Un recouvrement mieux assuré. 3

Des risques limités. 4

Les sanctions financières et les transactions. 4

Le risque d’hétérogénéité des poursuites. 5

La possibilité de poursuites pénales autonomes dans des cas circonscrits. 5


 texte d origine 

La Cour des comptes rend public, jeudi 10 octobre 2013, un référé de son Premier président sur les services de l’État et la lutte contre la fraude fiscale internationale. La Cour a mené plusieurs enquêtes sur ce sujet au cours des dernières années. Depuis juin 2012, début de la présente enquête, des évolutions significatives ont été enregistrées en matière de lutte contre la fraude fiscale internationale, qui doivent être confirmées et prolongées. 

Ces recommandations vont certainement être utiles pour nos députés qui vont voter , en dernière ,lecture la loi sur la fraude fiscale le 30 octobre prochain  

Poursuivre la lutte contre les paradis fiscaux 

 

Les services de l’État et la lutte contre la fraude fiscale internationale
- réponse du Premier ministre

 

Elle devrait être complétée en prenant en compte certains critères utilisés en matière de lutte anti-blanchiment dans les évaluations du Groupe d’action financière (GAFI). Pourraient également y figurer à l’avenir ceux des pays qui feraient prévaloir leur secret bancaire sur l’échange automatique d’informations.

Renforcer la recherche et la coordination du renseignement

La Cour a déjà souligné la faible implication des avocats, experts comptables, notaires et conseillers en investissement financier, les défaillances de leurs contrôles et l’absence de respect de leurs obligations déclaratives. Les avocats ne procèdent en pratique à aucune déclaration de soupçon, alors que, selon la Cour européenne des droits de l’homme, cette obligation « ne porte pas une atteinte disproportionnée au secret professionnel des avocats ».

 

Améliorer l’organisation de la DGFIP et la coordination au sein du ministère des finances

Malgré de récents progrès, la DGFIP et la direction générale des douanes et des droits indirects ne coopèrent pas encore suffisamment pour lutter contre la fraude fiscale, notamment internationale. Une meilleure efficacité commanderait que les deux administrations optent pour des accès croisés plus systématiques et plus rapides à leurs données.

 

Permettre une implication plus efficace du juge dans la lutte contre la fraude fiscale internationale

La Cour estime nécessaire d’ouvrir aux parquets le droit de poursuivre, sans dépôt de plainte préalable par l’administration fiscale, certaines fraudes complexes, afin de traiter un plus grand nombre de dossiers, d’intervenir plus rapidement et de mieux assurer le recouvrement des sommes dues. Cette possibilité nouvelle donnée aux parquets, qui complèterait utilement la possibilité de poursuivre les faits de blanchiment de fraude fiscale, serait de nature à améliorer significativement l’efficacité de l’action de l’État au prix de risques limités.

 

 

 

 

 

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Commentaires

Je ne sais pas s'il faut en rire ou en pleurer.
A la lecture de ce rapport appelé référé daté du 31 août, j'apprends que les déclarations de transfert de billets de banques n'étaient pas exploitées.
Celui qui passait la frontière avec une valise pleine de billets, et qui prenait soin de déclarer, pouvait être sûr que rien ne se passerait ensuite, la déclaration n'était pas utilisée par les services fiscaux pour vérifier la cohérence des sommes avec le dossier du contribuable. C'est tout simplement ahurissant.

Écrit par : Tryphon | 05 décembre 2013

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