28 juin 2012

Art 238 bis CGI O ITransfert d'actifs hors de France

LES TRANSFERTS D'ACTIFS HORS DE FRANCE

Il s'agit de soumettre à l'impôt sur les sociétés en France les résultats d'une entreprise provenant d'éléments d'actifs transférés hors de France au profit d'entités qui les gèrent dans son propre intérêt ou qui assument pour son compte un engagement existant ou futur.

MISE  A JOUR OCTOBRE 2012

Article 238 bis-0 I

: Transferts d'actifs hors de France, réalisés par les entreprises

 

Les dispositions de l'article 238 bis-0 I du CGI peuvent s'appliquer concurremment avec celles de l'article 209 B du CGI.

Textes

 

Imposition des intérêts capitalisés rémunérant les sommes transférées hors de France lors d'émission de titres subordonnés à durée indéterminée (TSDI)

Articles 64 bis, 64 ter et 64 quater de l'annexe III au Code général des impôts

Pas de commentaires administratifs

8.1 Le champ d'application

Le champ d'application de ce dispositif est très large. Sont visés les transferts d'actifs en vue de leur gestion dans l'intérêt de l'entreprise ou en vue d'assurer pour son compte un engagement existant ou futur. Sont exclus les transferts ayant pour contrepartie le paiement d'un prix.

En pratique, les principales opérations visées par cette mesure sont :

- les émissions restructurées de titres subordonnés à durée indéterminée (« TSDI repackagés »),

- les opérations de « defeasance » de dettes.

8.2 Les modalités d'imposition

Lorsqu'une entreprise française est concernée par ce texte, elle doit comprendre dans son résultat imposable les résultats provenant de la gestion ou de la disposition de ces actifs ou des biens acquis en remploi. La détermination des résultats imposables doit être effectuée indépendamment des autres opérations de l'entreprise et ce à partir d'une comptabilité distincte tenue par l'entité chargée de ces actifs.

8.3 Les obligations déclaratives

8.3.1 L'état spécial mentionnant :

- la nature, la consistance et les caractéristiques des éléments d'actifs transférés ou des biens acquis en remploi,

- la personne, l'organisme, le trust ou l'institution comparable à qui les actifs ont été transférés,

- l'État ou le territoire où il est établi.

8.3.2 La déclaration des résultats provenant de la gestion des actifs transférés

Ce document doit être accompagné des documents exigés par l'article 38 du Code général des impôts (liasse fiscale).

8.3.3 Les sanctions

Le bénéfice peut être déterminé forfaitairement.

22 décembre 2011

les mesures antiévasion fiscale internationale

mise à jour  en décembre 2011

d92aeeadadd0fc0031578863c61b3e3d.jpgLA LÉGISLATION RÉPRESSIVE ANTI-ÉVASION FISCALE


L'internationalisation des échanges, les différences de régimes fiscaux entre les États incitent les sociétés à procéder à des transferts de bénéfices ou de pertes et poussent le législateur français à adopter des mesures visant à contrer les délocalisations abusives d'entreprises ou de personnes physiques.
Par ailleurs, ce domaine est en constante évolution et des modifications sont fréquemment apportées par la loi interne, la jurisprudence du Conseil d’Etat et de la Cour de Justice Européenne .
Enfin, l’opérateur doit toujours garder à l’esprit la possibilité de l’application d’un traité fiscal bilatéral ou multilatéral , traité qui pourrait contredire la loi interne française.

Parmi les dispositions visant à lutter contre l'évasion fiscale beaucoup de textes ont fait l'objet d'une adaptation aux nouvelles stratégies d'évasion fiscale.

 I  NouveauDécembre 2011

 

Dispositif de lutte contre la fraude fiscale via les paradis fiscaux  

Droit de reprise allongé à dix ans 

 

Article L169 du LPF

 

 

Le droit de reprise de l'administration s'exerce jusqu'à la fin de la dixième année qui suit celle au titre de laquelle l'imposition est due, lorsque les obligations déclaratives prévues aux articles 123 bis, 209 B, 1649 A, 1649 AA et 1649 AB du même code n'ont pas été respectées. Toutefois, en cas de non-respect de l'obligation déclarative prévue à l'article 1649 A, cette extension de délai ne s'applique pas lorsque le contribuable apporte la preuve que le total des soldes créditeurs de ses comptes à l'étranger est inférieur à 50 000 € au 31 décembre de l'année au titre de laquelle la déclaration devait être faite. Le droit de reprise de l'administration concerne les seuls revenus ou bénéfices afférents aux obligations déclaratives qui n'ont pas été respectées. 

NOTA:

Loi n° 2011-1978 du 28 décembre 2011 de finances rectificative pour 2011 article 58 II : Le a du 1° du I s'applique aux délais de reprise venant à expiration postérieurement au 31 décembre 2011.

 Le rapport du sénat en décembre 2008  ·                                

 Liste des pays permettant l’accès aux renseignements bancaires (source sénat)

II Obligation de déclaration des comptes
ouverts ou utilisés à l'étranger
 

 

III  les mesures classiques  

 

1.     Les participations dans les structures étrangères bénéficiant d'un régime fiscal privilégié article 123 bis CGI 

2.   Les immeubles détenus en France par des non-résidents (ISF,Droits de succession) 

3.   Les transferts indirects de bénéfices à l'étranger article 57 CGI 

4.   La convention européenne d'arbitrage 

5.    Les bénéfices provenant de sociétés établies dans un pays à régime fiscal privilégié article 209 B CGI 

6.Les paiements au profit de non-résidents soumis à un régime fiscal   Article 238 A CGI 

7.     Les sommes versées à l'étranger au titre de services rendus en France  Article 155 A CGI

8.    La taxe sur les immeubles détenus par certaines personnes morales

9.   Les transferts d'actifs hors de France Article 238 Bis CGI 

10.Sanctions contre les états non coopératifs article 238 O A CGI 

 

01 juillet 2011

Définition des Offshore Financial Centers (étude du FMI

medium_IMF.jpgLe FMI (Fonds monétaire international) développe une importante recherche en économie et finance, sous la direction, depuis mars 2007, de son conseiller et directeur de la recherche, Simon Johnson. 

Le programme du FMI

Ahmed Zoromé, économiste du Fonds monétaire international  www.imf.org  a esquissé une définition statistique des Offshores Centers, qu’il a résumée dans un document de travail (« working paper » du FMI. 

 

Pour lire l'étude de Mr Zoromé cliquer Offshore_Financial_Centers.pdf

 

 L’économiste rappelle les trois critères généralement retenus dans toutes les définitions : l’orientation des activités financières, essentiellement vers les non-résidents, un environnement favorable souple, non contraignant, avec peu d’exigence des autorités de supervision en matière d’information et de transparence, l’absence de taxes ou leur très faible niveau.

Lire la suite