17 septembre 2015

QPC sur l’amende pour défaut de déclaration de compte à l étranger (17.09.15)

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 La lettre EFI du 15 juin

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Une nouvelle fois, le conseil constitutionnel a été saisi de la question  d'individualisation et de proportionnalité des peines garantis par l'article 8 DDHC 

Sanctions fiscales et modulation /L’arrêt SEGAME par la CEDH ? 

Modulation des sanctions fiscales : un combat démocratique en cours 

Le Conseil d'Etat estime que le moyen tiré ce que les dispositions  de l’article 1736 IV  CGI  dans sa rédaction de la loi de finances rectificatives pour 2008 méconnaîtraient les principes d'individualisation et de proportionnalité des peines garantis par l'article 8 DDHC présente un caractère sérieux. 

L’arrêt de renvoi CE    N° 389 143 du 17 juin 2015 

IV. - Les infractions aux dispositions du deuxième alinéa de l'article 1649 A et de l'article 1649 A bis sont passibles d'une amende de 1 500 € par compte ou avance non déclaré. Toutefois, pour l'infraction aux dispositions du deuxième alinéa de l'article 1649 A, ce montant est porté à 10 000 € par compte non déclaré lorsque l'obligation déclarative concerne un Etat ou un territoire qui n'a pas conclu avec la France une convention d'assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l'évasion fiscales permettant l'accès aux renseignements bancaires. 

la réponse du conseil constitutionnel


 

17 septembre 2015 - Décision n° 2015-481 QPC Conformité]
Amende pour défaut de déclaration de comptes bancaires ouverts, utilisés ou clos à l'étranger]

Le dossier documentaire


6. Considérant qu'en punissant d'une amende forfaitaire d'un montant de 1 500 euros le défaut de déclaration annuelle de tout compte bancaire ouvert, utilisé ou clos à l'étranger, montant porté à 10 000 euros lorsque le compte est ouvert dans un État ou un territoire qui n'a pas conclu avec la France une convention d'assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l'évasion fiscales permettant l'accès aux renseignements bancaires, le législateur a, s'agissant du manquement à une obligation déclarative poursuivant l'objectif de lutte contre la fraude et l'évasion fiscales, instauré des sanctions dont la nature est liée à celle de l'infraction et qui, même par le cumul d'amendes qu'elles permettent, ne sont pas manifestement disproportionnées à la gravité des faits qu'il entend réprimer ; 

 

 

Lire aussi

 

Société SGI [Amende pour contribution à l'obtention, par un tiers, 
d'un avantage fiscal indu]
 

Communiqué de presse 

Décision de renvoi CE

Conseil d'État, 9ème et 10ème sous-sections réunies, 16/07/2014, 380406,

 

19:34 Publié dans a Question prioritaire de constitutionnalite | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us

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