03 novembre 2010
REVENUS FONCIERS: EMPRUNTS SUBSTITUTIFS
Déductibilité des Intérêts
des emprunts substitutifs
Par une décision n°350816 en date du 28 mars 2014, le Conseil d'Etat étudie les conditions de déductibilité des intérêts pour la détermination des revenus fonciers. L'hypothèse soumise au Conseil d'Etat est plus particulièrement celle de la déductibilité des intérêts afférents à la dette contractée à l'occasion du rachat d'avances en compte-courant elles-mêmes non rémunérées par des intérêts mais ayant concouru à la construction d'un immeuble générateur de revenus fonciers.
Conseil d'État ° 350816 0ème et 9ème sous-sections réunies 28 mars 2014
Mme Anne Iljic, rapporteur
M. Edouard Crépey, rapporteur public
eu égard à la continuité de l'objet de l'endettement, cet emprunt entrait dans les prévisions du d) du 1° du I de l'article 31 du code général des impôts et que les intérêts dus à ce titre étaient déductibles des revenus fonciers ; par suite, en se fondant sur la seule continuité de l'objet de l'endettement pour admettre la déductibilité des intérêts liés au prêt contracté auprès de l'établissement Barfimmo, sans tenir compte de la circonstance que les comptes courants d'associés inclus dans ce prêt substitutif n'étaient pas rémunérés et n'avaient donc pas donné lieu au versement d'intérêts, la cour administrative d'appel de Paris, qui a suffisamment motivé son arrêt,
REVENUS FONCIERS: LES NOUVELLES REGLES
EMPRUNT SUBSTITUTIF : Déductibilité des frais financiers
NON
Conseil d'État, 01/02/2012, 336469
OUI
-
BIC Conseil d'état 13 juillet 2007 n°287.364
Dans un arrêt du 13 juillet 2007 n° 287364, le Conseil d’Etat a jugé que les intérêts des deuxième et troisième emprunt qui on été successivement substitués au premier pour financer l’achet des titres d’une société sont déductibles -
- Revenu Foncier
Cour Administrative d'Appel de Paris N° 05PA02046 5ème chambre - Formation A Lecture du 8 février 2007
Le texte de loi
L'article 31 du code général des impôts dispose :
« I Les charges de la propriété déductibles pour la détermination du revenu net comprennent : 1° Pour les propriétés urbaines :
d) les intérêts de dettes contractées pour la conservation, l'acquisition, la construction, la réparation ou la construction des propriétés » ;
L’application à la situation de l’espèce
ces dispositions impliquent que le contribuable qui souhaite obtenir, pour la détermination du revenu net imposable à l'impôt sur le revenu, la déduction des intérêts d'un emprunt, établisse une corrélation suffisante entre le montant de ce dernier et celui des sommes qu'il a dépensées pour la réalisation des fins énumérées par lesdites dispositions ;
En l’espèce , la cour de Paris a estimé
que les requérants établissent que l'emprunt de substitution, qui s'inscrivait dans la continuité du précédent et avait le même objet, a servi exclusivement au financement de l'opération pour laquelle il avait été accordé ;
que le ministre, qui avait admis la déduction des intérêts payés au titre de l'emprunt initial, ne peut utilement invoquer l'indétermination de sa durée et la prétendue imprécision de son objet pour faire échec à la déduction des intérêts payés au titre du second ;
que, par ailleurs, le fait que le montant du nouvel emprunt excède de peu celui du capital initial restant à rembourser, qui s'explique par les conditions d'obtention du nouveau prêt, ne peut, à lui seul, dès lors que le montant de ce prêt est en adéquation avec le financement requis, laisser présumer son affectation à la réalisation d'opérations étrangères à son objet ;
qu'enfin, l'emprunt litigieux ayant servi en totalité à l'acquisition, par les intéressés, des revenus procurés par l'exploitation de l'immeuble concerné, les intérêts servis étaient entièrement déductibles.
La cour administrative d’appel a en conséquence donné tort à l’administration alors même que l’emprunt initial n’était qu’une OCH, ouverture de crédit hypothécaire
22:58 Publié dans Fiscalité Immobilière, Imposition du patrimoine, revenu foncier, Société civile immobilière | Tags : immobilier, revenus fonciers, emprunt substitutifs, deductibilite des interêts, resultat immobilier | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Renseignements fiscaux: la recherche nationale

Renseignements fiscaux:la recherche nationale
1ere partie
La recherche est le premier maillon de la chaîne du contrôle fiscal /par E Woerth
Afin de rechercher la fraude et l'évasion fiscale, le législateur a prévu de nombreuses dispositions notamment le droit de communication national ou international spontanée ou sur demande.
Cette tribune a uniquement pour objet de faire un point sur le droit de communication national au profit de l'administration fiscale dans le cadre de tracfin et dans le cadre judiciaire des enquetes préliminaires ou des procédures judiciaires .
TRACFIN ET LE CONTROLE FISCAL 2009
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Communication de renseignements fiscaux par Tracfin
Depuis le 1er février 2009, le fisc a un droit d’accès aux renseignements détenus par TRACFIN
20:50 Publié dans a secrets professionnels, Fraude escroquerie blanchiment, TRACFIN et GAFI | Tags : recherche de renseignements fiscaux | Lien permanent | Commentaires (0) |
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F BAROIN Ma politique du controle fiscal
UNE DELEGATION MAIS RETENUE
Je vous diffuse les deux lettres que F Baroin a adressées aux fonctionnaires responsables de la DGFIP
Principes d’organisation du contrôle fiscal.
Le cas des situations fiscales individuelles
Le fond et la forme sont des chefs d’œuvre de rédaction politiquement et administrativement équilibrée
En langage administratif, le ministre, qui est d’abord un politique en a qualité d’ordonnateur principal dont la responsabilité est seulement politique, délègue tout en retenant ce qu’il faut à mon avis approuver pour éviter un débordement d’une sympathique mais envahissante technocratie.
In fine, la décision doit toujours revenir au politique mais dans la transparence républicaine
18:43 Publié dans abudgets,rapports et prévisions | Lien permanent | Commentaires (0) |
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JL BORLOO Pour un grenelle de la fiscalité
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Il faut une vision pour 2020.
« La compétitivité doit être notre priorité »
Je diffuse le ballon d' essai de politique de JL Borloo
A lire aussi
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LES ECHOS DU 20/09/10 | 00:36 | Julie Chauveau
Jean-Louis Borloo est considéré comme un successeur possible de François Fillon si ce dernier devait quitter Matignon. Il livre aux « Echos » sa conception de la dernière étape du quinquennat avant la présidentielle et souligne que 2012 se jouera sur une « une vision stratégique » répondant à la mutation du monde. « J'y travaille vraiment », déclare-t-il.
Faut-il supprimer le bouclier fiscal et l'ISF ?
L'heure n'est pas à bouger un curseur sur tel ou tel impôt. Nous sommes à l'aube d'une heureuse révolution fiscale et je ferai en temps voulu des propositions très précises avec les centristes.
La fiscalité sera-t-elle l'un des grands débats de 2012 ?
Oui. Car la fiscalité, ce n'est pas de la technique, ce sont des choix politiques, à la fois de solidarité, d'investissement et de soutien de la compétitivité. Ne faisons pas un débat sur les modalités là où il faudrait un débat sur les finalités.
Pour aller plus loin, je fais une proposition : organisons un Grenelle de la fiscalité autour de 2012. Il faut réintroduire de la simplicité, de la visibilité et accentuer l'équité fiscale ; il faut mettre de l'intelligence dans la fiscalité.
13:44 Publié dans abudgets,rapports et prévisions | Lien permanent | Commentaires (0) |
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JEAN-LOUIS BORLOO