30 janvier 2016

Jacques Rueff un libéral social

rueff.jpgL’homme de pensée et l’homme d’action ont résisté à l’usure du temps. Loin d’avoir vieillies, ses positions sont toujours en forte résonance avec les problèmes d’aujourd’hui, comme le rappelle fort opportunément Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances, dans la préface qu’il a bien voulu rédiger pour cette biographie.

Jacques Rueff, un libéral français par  Gérard Minart

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le rapport Armand Rueff en version original (21 juillet 1960)

Jacques Rueff a participé à plusieurs redressements français : en 1926 au cabinet de Raymond Poincaré, en 1938 aux côtés de Paul Reynaud mais surtout en 1958 avec le général de Gaulle comme rédacteur d’un plan d’assainissement financier et de modernisation économique qui allait connaître une réussite immédiate et spectaculaire. Ce plan Rueff rétablit l’équilibre du budget, revient à la liberté des prix, dompte l’inflation, encourage l’épargne, favorise les investissements, promeut la compétitivité, permet à la France d’honorer sa signature pour son entrée à l’heure dite dans l’Europe du Marché commun, ouvre les fenêtres au vent vivifiant de la concurrence internationale, dote la VeRépublique naissante d’une monnaie renforcée, le Nouveau Franc, et solde les comptes désastreux de la fin de la IVe République. 

Pour Rueff, un redressement économique n’était pas une fin en soi mais devait constituer une plate-forme de stabilité à partir de laquelle un pays pouvait se réformer, moderniser son appareil productif, fluidifier sa politique de crédit, innover, s’adapter au monde extérieur et mettre en œuvre sur des bases ainsi assainies une véritable et surtout durable politique sociale.

C’est en cela que résidait pour Rueff l’Ordre social, titre de son livre principal. 

Grande leçon toujours d’actualité !

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